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folklore
La légende de saint Hubert
Au XIVe siècle, apparaît la légende du cerf crucifère.
Saint Hubert, chasseur impénitent, s’adonne aux plaisirs d’une vie mondaine, délaissant son épouse. Lors d’une partie de chasse dans les forêts d’Ardenne, il tombe nez à nez avec un cerf crucifère auréolé d’une lumière éblouissante. Une voix venant du ciel annonce alors à Hubert qu’il trouvera son salut dans une vie de prières, de mortifications et qu’il doit aller prendre conseil auprès de l’évêque Lambert. Suite à cette vision, il parcourt villes et villages pour prêcher les Evangiles. Alors qu’il est en pèlerinage à Rome, son maître, Lambert, évêque de Tongres-Maastricht, meurt assassiné. Le pape Serge Ier, reçoit un message céleste : il doit placer Hubert sur le trône laissé vacant par saint Lambert. A son réveil, celui-ci est d’ailleurs revêtu des habits épiscopaux et investi du pouvoir de guérir les hommes de la rage. Au cours de la cérémonie, un ange lui apporte une étole miraculeuse de la part de la Vierge et saint Pierre lui remet une clé, symbole du pouvoir qu’il aura de guérir les enragés.
Saint Hubert, reposant au cœur de la forêt, s’est rapidement imposé comme le saint patron des chasseurs et le guérisseur de la rage. Les enragés subissaient une opération appelée la taille. Il s’agissait d’inciser le front du malade et d’y insérer un fil provenant de l’étole de saint Hubert. Il fallait ensuite suivre une neuvaine très stricte quant à ses prescriptions et n’y déroger sous aucun prétexte. La personne taillée, du fait de cette opération acquérait le privilège de donner le répit à une personne enragée pour une durée de 40 jours et lui ménager le temps de se rendre à Saint-Hubert. Les animaux enragés étaient, quant à eux, marqués au fer rouge, préalablement mis en contact avec la sainte étole.
Malgré la découverte du vaccin contre la rage en 1885 par Louis Pasteur, le culte de saint Hubert est toujours vivace, tant en Belgique qu’à l’étranger. Mais il est surtout évoqué aujourd’hui pour se protéger des maladies psychiques. A noter que malgré son utilisation intensive, l’étole n’aurait jamais diminué. Elle est un des joyaux existant actuellement à la basilique de Saint-Hubert.



